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Marché de l’habitation : une amélioration de l’offre en 2026

et des effets à surveiller en copropriété

Nouvelles

Les plus récentes prévisions du marché résidentiel publiées en février 2026 indiquent une amélioration graduelle de l’offre de logements au Québec au cours de la prochaine année. Après une période de forte pression sur le parc immobilier, plusieurs indicateurs pointent vers un rééquilibrage progressif, lié à la fois au ralentissement de la croissance démographique et au maintien d’un volume élevé de construction dans le segment locatif. Pour le milieu de la copropriété, ces tendances méritent une attention particulière, car elles influencent directement la location, la revente et la valeur des unités.

Une offre locative plus abondante

Le nombre de logements locatifs mis en chantier est demeuré élevé, avec plus de 42 000 unités lancées l’an dernier et des projections comparables pour l’année en cours. Cette arrivée de nouvelles unités contribue à une remontée des taux d’inoccupation dans plusieurs marchés. Les hausses de loyers devraient ainsi être plus modérées que celles observées récemment.

Pour les copropriétés où plusieurs unités sont offertes en location, le contexte change légèrement. Les délais de location peuvent s’allonger et les locataires disposent de davantage de choix. Certains propriétaires bailleurs doivent ajuster leurs conditions ou bonifier l’offre pour demeurer compétitifs. Cette dynamique peut aussi influencer la rotation des occupants dans certains immeubles.

Revente : des acheteurs plus attentifs à la gestion des immeubles

Sur le marché de la revente, les conditions demeurent généralement favorables aux vendeurs, mais un meilleur équilibre entre l’offre et la demande est anticipé. Une hausse du nombre d’inscriptions pourrait mener à une stabilisation des prix des propriétés existantes à partir de 2027 si les tendances démographiques se confirment.

Dans le secteur de la copropriété, ce type de marché tend à favoriser une analyse plus fine des immeubles par les acheteurs. La qualité de la gestion, la planification des travaux majeurs, l’état des parties communes, la tenue du maintenance logbook et la solidité du contingency fund prennent davantage de poids dans les décisions d’achat. Les syndicats bien structurés et bien documentés se démarquent plus facilement.

Peu de copropriétés neuves à court terme

La copropriété neuve continue par ailleurs d’évoluer à un rythme plus lent que le marché locatif. Après plusieurs années de recul, les mises en chantier de condos ont légèrement augmenté, mais demeurent faibles. Les coûts de construction élevés freinent encore plusieurs projets. Dans la grande région de Montréal, les données récentes montrent qu’un condo neuf peut coûter jusqu’à 30 % de plus qu’une unité comparable construite il y a quelques années.

Les prévisions actuelles situent une reprise plus nette de la construction en copropriété plutôt à l’horizon 2027. D’ici là, le marché devrait surtout s’ajuster par l’offre locative et par la revente d’unités existantes.

Dans ce contexte en transition, la rigueur de gestion des syndicats de copropriété demeure un facteur clé. Transparence financière, planification des interventions et qualité de la documentation restent des éléments déterminants pour protéger la valeur des immeubles et rassurer acheteurs comme locataires.

D'après un article de La Presse